Ce site contient d'excellents articles didactiques ainsi qu'un formulaire intéressant.

Sur les émulsions eau dans huile, les informations suivantes sont fournies:

- La nature de l'émulsion n'est déterminée ni par la proportion des deux phases ni par le sens d'émulsification (eau versée dans l'huile ou vice versa)

- Les émulsions peuvent être stabilisés avec du sel ou du sulfate de magnésium. Le choix du stabilisant sera déterminé expérimentalement.

- On peut réaliser ce type d'émulsion à partir de bases d'absorption, c'est à dire de mélanges qui peuvent absorber une grande quantité d'eau. Les exemples classiques sont des mélanges d'alcool de lanoline ou de decyl oleate avec de l'huile minérale. J'imagine qu'on pourrait faire de même avec des huiles/ beurre végétaux bien choisis et de l'alcool de lanoline, du beurre de karité ou de la lanoline. L'alcool de lanoline est par ailleurs un excellent émulsifiant E/H.

- L'ajout de glycols (glycérine) peut stabiliser la phase aqueuse. Trop de glycols en combinaison avec des sels peut déstabiliser l'émulsion. Il est donc prudent de limiter le pourcentage de glycérine dans nos formules à 3%.

- L'utilisation de gommes peut rendre l'émulsion moins collante et plus glissante. 

 

Cette excellente discussion sur un forum italien m'a appris beaucoup de choses sur la formulation de ces émulsions.

En phase grasse il est nécessaire d'avoir :

Un émulsifiant E/H

Des gélifiants de la phase huileuse: cire d'abeille (juqu'à 3%), cire de ricin, cera bellina, silice (1%), corps gras hydrogénés (par exemple le Tegomuls 90S, hydrogenated palm glycerides disponible sur les sites allemands), stéarate de magnésium ou de zinc (0,5%). La cire de ricin permet de gélifier les huiles et de stabiliser l'émulsion.

Une phase grasse bien composée :

- elle doit être suffisament importante pour l'émulsifiant

- elle ne doit pas comporter plus de 50% d'huiles végétales mais un mélange: moitié huile de coco fractionnée, moitié huiles ou beurres végétaux

 

En phase aqueuse:

- un stabilisant des émulsions, du sulfate de magnésium ou du sel de cuisine (autour de 0,5%)

- de la glycérine

- de l'eau

 

Sur le processus de fabrication:

On peut procéder avec les deux phases froides, les deux chaudes, ou avec une phase grasse chaude et une phase aqueuse froide.

On verse toujours la phase aqueuse dans la phase huileuse. L'ajout doit se faire très lentement, en mélangeant bien à chaque fois et sans utiliser de mixeur sauf peut être à la fin. Si l'on tente d'utiliser le mixeur, on se retrouvera avec un genre de pâte très épaisse, du ciment quasiment. Je parle d'expérience là...La densité finale de l'émulsion dépend de la durée d'agitation ainsi que de l'outil utilisé. Un petit coup de mixeur à la fin peut permettre d'épaissir une émulsion trop fluide.

 

Michèle a également publié de très bons articles ici et.


Je m'intéresse particulièrement au sujet parce que j'expérimente beaucoup avec le calcium stearoyl lactylate et l'alcool de lanoline, qui sont tous les deux des émulsifiants eau dans huile.