Ideescosmetiques

29 janvier 2012

México

Plus que six jours avant mon retour à Paris.

De belles surprises dans mes valises!

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25 janvier 2012

Encens

En anglais.

 

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01 décembre 2011

Huile à tout faire

Les sérums étaient très à la mode il y a quelques temps. Je m'y suis essayée il y a quelques mois.

Je vous livre ici un mélange que j'ai réalisé pour le visage. Je l'utilise désormais pour mon corps et pour mes cheveux. Cette huile s'est révélée très confortable, presque moelleuse et laisse la peau soyeuse.

 

C'est un simple mélange d'huile, une chose enfantine à réaliser et très plaisante à utiliser.

 

HV de jojoba 18,0%
Huile de noisette 30,0%
Vitamolive D 6,1%
HV son de riz 20,0%
HV argan 5,0%
HV pépins de framboise 4,0%
Antiox COS 0,3%
HV milles plantes 7,0%
Isopropyl palmitate 2,0%
HE tea tree 0,4%
HE petit grain 1,0%
HE hélichryse 1,0%
HE géranium  1,0%
   
CO2 calendula 1,0%
CO2 barbe de jupiter 1,0%
CO2 clémentine 0,2%
   
CO2 houblon 1,0%
Vitamine E 1,0%
   
Total

100,0%

 

 

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20 septembre 2011

Quelques idées

Je m'attache, depuis quelques temps, à mieux comprendre les matières odorantes dont je dispose. 

 

Je les sens, j'observe leur évolution, je tente des mariages simples à deux, des ménages à trois ou plus parfois. C'est qu'on s'amuse par ici!

 

Des idées folles me trottent dans la tête. Apprendre des odeurs, c'est comme apprendre à lire. A la différence près qu'au lieu de consonnes et de voyelles, on a des consonnes, des voyelles, des syllabes indivisibles, des presque mots et plutôt quelques centaines qu'une trentaine. Une langue inconnue dans laquelle nous vivons tous, mais partiellement. Ne parlons même pas

Une écriture où il ne serait pas du tout évident que B+A fasse BA. Non, parfois cela donne C+D. Curieux et amusant. Il faudrait un piano à cocktail, un piano à odeurs, une orgue dont on puisse jouer et servir.

Et ce grand mystère, l'impossibilité de traduire en simple et rapide les combinaisons les plus élémentaires de cette langue, impossibilité de décrire parfaitement et simplement les lettres les plus simples. L'on peut parler pareillement de toutes les langues. Comment expliquer "comprendre"?

 

L'absolue de foin m'évoque immédiatement les dattes sauvages. Pardon, les balanites. Vous ne connaissez pas? Alors, comment dire, on est partis pour très longtemps. Comme expliquer une pomme à quelqu'un de fort fort lointain où il n'y a pas de pommes. 

Mystérieux liens entre galbanum et ananas.

 

Retour à ma tâche du jour: les valises.

 

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14 septembre 2011

Fragrance achat

C'est une boutique ouverte récemment où l'on peut trouver des ingrédients de parfumerie de très bonne qualité pour ce que j'ai pu en sentir.

Tout n'est pas naturel, en revanche les indications sont très claires.

J'aime beaucoup le petit mémento de parfumerie, instructif et très bien fait. Un profil chromatographique est fourni pour la plupart des produits.

Les absolues sont en général diluées à 10%. Chose très intéressante, on peut y commander de l'Habak god alias hyraceum, un ingrédient animal que je n'ai pas vu ailleurs en France.

Je suis très intriguée par les extraits de fruits (melon, différentes variétés de raisin) mais je n'ai pas encore eu l'occasion de les sentir.

Les produits sont conditionnés dans des estagnons (qui ferment très bien) et vendus au poids. Les prix sont corrects, le service me convient.

Mon unique commande s'est très bien passée. J'ai été impressionnée par la qualité des produits, notamment l'absolue de tubéreuse.

Quelques bémols:

  • Les frais de ports à 8€ pour les commandes de moins de 150€.
  • Le pays d'origine des plantes n'est en général pas indiqué.
  • Pas de codigouttes. Je me sers d'une pipette en verre achetée chez AZ que je rince à l'alcool entre chaque produit. Les pipettes en plastique me semblent peu économiques.
  • Il pourrait être intéressant de vendre aussi de l'alcool de parfumerie.
  • L'étiquettage ne comporte que le nom commun de la plante, le mode d'extraction et la dilution éventuelle.
  • Il y a encore quelques coquilles sur le site ("balasmique" au lieu de balsamique).

 

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11 septembre 2011

Petits baumes parfumés, première partie

J'aime bien réaliser de petits baumes parfumés.  Au fil d'expérimentations récentes j'ai découvert plusieurs mélanges qui me plaisent ou m'intriguent.

 

La rose au safran

Absolue de rose turque 20% dans de l'alcool à 95°C, Proxisanté : 10

Codistillation de myrrhe et de safran, Eden Botanicals : 10

Le résultat est une rose charnue, arrosée de safran, douce et amère à la fois, avec un petit côté montant. Très complexe mais harmonieux.

 

L'inule et les autres

J'avais acheté de l'huile essentielle d'inule odorante chez Astratella. Je m'attendais à une odeur très médicinale et à ma grande surprise elle se rapproche un peu l'HE de maniguette fine que vend Bio mada.

Je dilue l'HE de davana avant de composer car il est très facile de trop en mettre. Comme elle est assez onéreuse, j'essaie de l'économiser un peu.

Je fais de même pour :

  • les huiles essentielles d'épices (girofle, cannelle...) qui sont diluées entre 1 et 5%,
  •  pour celles qui sont très visqueuses (gaiac...) que je dilue entre 20 et 50%,
  • pour les absolues qui sont en général diluées à 20%,
  • pour les choyas que je n'utilise que diluées entre 1 et 2%
  • pour celles que je trouve trop puissantes ou qui se révèlent en étant fortement diluées: carotte et céleri notamment, à 1%

HE Inule odorante, Astratella: 8

HE davana, 20%, Proxisanté: 3

HE bergamote, Idaromatics( je ne recommande absolument pas ce fournisseur): 5

Absolue de labdanum clair, 6,5%, White Lotus aromatics : 3

Le mélange est harmonieux, je n'arrivais pas au début à distinguer les ingrédients de la composition. L'ensemble est assez fin, velouté, fruité, plein.

 

Ylang, ivresse

L'inspiration pour ce mélange provient du livre de Mandy Aftel, Essence & Alchemy. Elle recommande un accord composé d' HE d'ylang, de lie de vin et de poivre noir. Le résultat est assez satisfaisant, je pense qu'il faudrait diminuer légèrement la quantité d'HE de lie de vin.

HE Ylang 1, LN : 10

HE poivre noir, Bio mada: 1

HE lie de vin, Proxisanté: 10

 

 

 

 

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28 août 2011

Saponification et huiles essentielles - en anglais

http://roberttisserand.com/2011/06/essential-oils-in-soap-interview-with-kevin-dunn/

 

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25 août 2011

Le vétiver

 

Le vétiver.

 

 

Deuxième épisode de ma série sur les odeurs. Le citron puis le vétiver. J’ai grandi avec le vétiver. Vetiveria nigritana, pas le vetiveria zizanoides d’Haïti, de Madagascar ou d’ailleurs dont on tire l’huile essentielle.

Mon vétiver, le familier, ne sort pas d’une bouteille mais d’un fagot. Cinq, six racines sont regroupées. On les ficelle ensuite avec une racine supplémentaire. Qu’en fait-on ?

 IMG_5630

 

 

On s’en sert pour améliorer le goût de l’eau. Une racine trempée dans une carafe ou une jarre d’eau la rend plus rafraîchissante. Cet usage est le plus courant. Autrefois, les femmes du Sahel fabriquaient des vanneries avec ces racines. Une fois aspergés d’eau, leurs vases dégageaient des effluves agréables et très appréciées.

 

On peut en faire de l’encens à brûler, que l’on appelle wusulan ( bambara ; amusante anecdote, le terme wusu désigne aussi la cuisson à la vapeur du riz avant de le cuire à l’eau), thiouraye ( wolof) ou encore dugu.

 

Un de mes grands plaisirs, depuis que je vis en France, est d’ouvrir un colis envoyé par ma mère et de sentir les odeurs mêlées du kinkéliba fraîchement séché et des racines de vétiver. Senteur familière, verte, aqueuse, joyeuse, fraîche et curieusement enivrante.

 Vétiver folies indigo

 

L’une des premières huiles essentielles que j’ai acquise est celle de vétiver. Je l’avais acheté aux Folies d’Indigo, il y a bien longtemps et un mélange d’huile essentielle de petit grain et de vétiver me ravissait.

Ayant appris un jour que le vétiver se disait en latin vetiveria zizanoides, qu’elle ne fut ma surprise quand je me rendis compte que ma bouteille comportait les indications «  Vétiver, pinus sylvestris »…

 

 IMG_5036

 

J’ai accumulé depuis lors plusieurs produits parfumants à base de vétiver :

  1. La racine séchée du vetiveria nigritana
  2. Une teinture de vetiveria nigritana dans de l’alcool à 90°, qui date d’il y a deux ans environ, faite par votre servante
  3. Une huile essentielle de Vétiver srilankienne, achetée chez Gisella Manske il y a plusieurs années
  4. Une autre de Paradesa
  5. Un petit flacon de Norfolk essential oils
  6. Une de Néroliane, en provenance d’Indonésie
  7. Une haïtienne, de Proxi santé
  8. Une autre encore de Bio mada, malgache cette fois-ci
  9. Plusieurs échantillons de White lotus aromatics.        
    1. Un d’Haïti
    2. Un de Madagascar
    3. Un autre du Sri Lanka

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Aucune n’est identique à l’autre. Comme si la plupart des composants se retrouvaient chez toutes, mais avec des combinaisons différentes ; tel vainqueur chez celui de Biomada se fait timide ailleurs. Il me reste à tester l’extrait CO²(bientôt arrivé normalement) et le rus khus qui est une distillation traditionnelle indienne à très basse température dans des récipients en cuivre. Je rêve d’avoir accès à une huile essentielle de vetiveria nigritana (dont je ne sais pas si elle est commercialisée).

 

Je remarque cependant que chez toutes ces huiles essentielles l’aspect lourd et terrien du vétiver domine. Je doute que quelqu’un qui n’aie jamais connu que ces produits de distillation bruns et visqueux imagine la fraîcheur qu’il peut avoir.

 

Ces échantillons sont selon le producteur puissamment terreux, boisés, fumés et provoquent une ivresse étrange, un éloignement enraciné. J’ai pris l’habitude de laisser les flacons ouverts afin d’accélérer leur vieillissement.

 

L’extrait sur huile de son de riz ne sent absolument rien. Il faudrait peut être insister, effectuer des macérations successives ou passer par le biais d’une teinture ?

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La teinture quant à elle est très odorante, il me semble qu’il faut un fort degré d’alcool et une macération longue pour obtenir un produit satisfaisant. La mienne est double: après la première macération, j'ai réutilisé la teinture pour faire macérer des racines coupées en petits morceaux. Elle garde la fraîcheur de la racine qui est imperceptible (sans dilution) dans l’huile essentielle. Le fond est boisé, très agréable, il y a là dedans une senteur que je ne sais nommer. Boisé et frais ne suffit pas, il ne s’agit pas d’un pin par exemple, c’est plus puissant, l’odeur a un chemin différent, moins montant, plus bas et étalé. Un peu noisette, un peu salé, presque sueur, un peu cireux, étrangement floral, comme un hybride vert entre rose et jasmin... Une amertume discrète, quelque chose qui évoquerait presque la réglisse, une luminosité magnifique. La terre, le soleil, l’eau réunis.

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24 août 2011

Changements

J'ai été très absente de ce blog ces derniers temps. Je le regrette, j'avais beaucoup de choses à partager, trop peu de temps et surtout plus d'ordinateur.

 

Pendant ces quelques mois j'ai eu la chance de pouvoir effectuer un stage long et dans une entreprise, de sentir beaucoup de parfums et d'approfondir mes recherches parfumées.

 

Dans quelques semaines je m'envolerai pour un séjour de plusieurs mois en Amérique latine. D'ici là j'espère pouvoir profiter de la rentrée parisienne et raconter certaines de mes découvertes.

 

 

 

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23 mai 2011

Petite histoire d'odeurs, partie I

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Ce billet est en quelque sorte un bilan de ce que j'ai appris cette année. Je pense avoir beaucoup progressé, à la fois dans la connaissance des matières premières, la réalisation des mélanges et le dosage de ces mélanges dans les préparations. J'avais choisi comme titre, comment construire un parfum, le terme m'a ensuite semblé trop large, trop grand pour ma petite silhouette.

Je suis très loin d'être une spécialiste il me semble néanmoins que mes expérimentations peuvent servir à d'autres. Nous n'avons de toute façon accès qu'à un nombre très limité de produits, il ne s'agit aucunement de concurrencer le commerce. Je suis loin de vouloir être l'expert qui délivre des incertitudes ou des vérités, l'expert unité de mesure et d'intelligence, l'expert machine à endormir. Réaliser. Il est des termes qui portent des mondes et celui-ci en est un. Rendre réel, rendre au monde des aspirations éminemment personnelles. BB_17

 

 

Mes goûts ont évolué depuis quelques années. Sans rupture brutale, ni infléchissement. Il me semble aimer les mêmes choses, presque, mais différemment. Avec plus de finesse, plus de goût, plus de jouissance. Après le décès d'un proche, il y a un an et demi, j'ai vécu un temps sans voir ni entendre, dans un aveuglement volontaire et inconscient. Tout allait trop vite, trop lentement, je n'avais aucune prise sur la vie des choses autour de moi. De choses, il n'y avait que des choses. De façon plus que soudaine, ma vue, mon sens esthétique,mon nez, mon palais, tant de sens se sont aiguisés à un point presque insupportable. Un corps plus vieux de dix ans soudain un équilibre du corps que je n'avais jamais attendu. Ce qui me conduit presque imperceptiblement à transformer un intérêt lointain pour le parfum en activité fréquente.

 

 

Sur la découverte des odeurs.

Le temps

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(Henri Georges Clouzot, Le mystère Picasso)

 

Il faut du temps avant de commencer tout ceci. Je ne m'en doutais pas au début, mais comprendre une HE, cela demande beaucoup de temps. Il faut la voir seule, lui laisser le temps de s'épanouir, de mûrir, puis de disparaître. Cela peut prendre des jours. La plupart des produits sont beaucoup plus complexes qu'il ne semble au premier abord. On peut étudier trois jours durant une huile et ressentir le besoin d'y revenir. Une partie de cette exigence est due aux volatilités différentes des composants, certains sont tenaces d'autres non, certains sont aisément modifiés ou cachés, d'autres d'une luminosité et d'une vigueur incroyables. Une huile, c'est un petit monde d'une violence! Ce n'est pas une personne, pas un caractère, des harmonies, des compromis qui ne tiennent qu'un temps et tout de suite tout change tout est neuf à découvrir vierge encore. Le vocabulaire est une autre limite. L'on a bien besoin de garder une mémoire de ces huiles, de transcrire les sensations produites par un extrait. C'est donc qu'il faut établir des correspondances exactes ou très précises entre langage et nez. Difficile, le vocabulaire du nez existe mais lointain. L'alimentaire est un secours certain, attendu que le goût est pour beaucoup de l'olfaction. Que faire pour le reste, pour ces êtres radicalement étranges qui n'évoquent que des souvenirs muets, du dégoût, de la fascination? QUe faire aussi de ces odeurs tellement simples tellement connues que l'on ne peut que dire c'est la vanille, c'est la lavande, c'est la rose? Construire un vocabulaire, construire un univers, aller chercher chez de belles gens. Je crois avoir lu chez Baudelaire une digression sur la nature des mauvaises odeurs: concentration infime nécessaire au beau, concentration absolue folle destruction. J'irai relire les paradis artificiels, je vous dirai peut être.

Une touche blanche en carton souple, anotée, sur laquelle on verse quelques gouttes, que l'on sent quelques secondes, quelques minutes, quelques heures, quelques jours plus tard, carnet à la main, à l'assaut d'une fulgurance, à l'olfaction minutieuse des métamorphoses.

 

 Je m'arrête ici pour cette première partie....

Posté par Lallamariam à 22:28 - - Commentaires [5] - Rétroliens [0]
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